

Chapitre 01 · Biographie
Du burin au tapis, l'écriture continue.
Renaud Allirand est peintre-graveur. Avant tout. Devant la plaque, il incise la matière avec la patience d'un archéologue : traits parallèles, strates, superpositions. Ses gravures se lisent comme des paysages qu'on aurait vus depuis le train, au bord d'un rêve, entre villes.
Ce que la presse d'atelier fait apparaître sur le papier, il l'a lentement traduit en textile. Sur le fil, sa collection chez Diacasan, transpose ce vocabulaire graphique dans le nouage : chaque ligne devient trame, chaque hachure prend corps sous les mains des artisans. La couleur, qu'il retenait souvent en gravure, éclot ici en aplats saturés, bleu profond, orange chaleur, jaune éclatant.
Sur le fil est une invitation à lire un tapis comme on lit une estampe : de près, en suivant les lignes ; de loin, en laissant l'ensemble raconter son paysage.
Notre démarche
Sur le fil, une écriture.
J'ai découvert Renaud Allirand dans son atelier, au milieu de ses presses. Ce qui m'a saisie, c'était la façon dont sa gravure semblait déjà attendre un tapis : les strates, la trame, le rythme des lignes.
Sandrine Demas, Fondatrice

Chapitre 02 · La rencontre
Ce jour où l'estampe est devenue tapis.
Sandrine Demas a rencontré Renaud Allirand dans son atelier, au milieu des presses et des piles de papiers ivoire. Elle est repartie avec l'idée qu'un tapis pouvait se nouer comme une gravure s'imprime : méthode, couches, patience.
La première pièce a demandé plus qu'une adaptation, une re-composition complète. Les strates du graveur ne se lisent pas comme les nœuds du tapissier ; il a fallu traduire, ajuster, préserver l'esprit sans copier le procédé. Les artisans du Népal ont mis plusieurs semaines à trouver le point qui donne l'illusion du trait de burin dans la laine.
Depuis, chaque pièce prolonge cette conversation. Renaud garde son atelier, ses plaques, sa lenteur. Diacasan porte la matière, l'atelier au Népal, la fidélité. Chacun garde sa main.
Les pièces

























