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De la création à l'édition

La Maison

Vingt-cinq ans de voyages, de rencontres d'artistes et d'artisans.

Depuis 2000, Diacasan est un éditeur indépendant. Nous éditons des tapis, des assises, des coussins et des miroirs. Nous choisissons les artistes et les ateliers avec lesquels nous voulons collaborer.

Sandrine Demas, fondatrice et directrice artistique de Diacasan
Sandrine Demas

La fondatrice

Sandrine Demas

Fondatrice & directrice artistique

Sandrine a eu la chance d'explorer très jeune avec son père le monde des tapis d'Orient. De cet apprentissage familial, la directrice artistique garde un œil, une exigence, et une certitude : le tapis se lit avec les sens.

En 2000, l'éditrice fonde la maison sur une idée simple : de la création à l'édition. Sandrine assure la direction artistique et s'implique à chaque étape. Accompagner les artistes dans leurs explorations est stimulant et riche en surprises.

  • MétierDirectrice Artistique & Éditrice
  • BoussoleLa liberté
2000Le commencement

Le premier voyage, en 2000, n'avait rien d'un plan de route. Sandrine part en Inde et revient avec l'adresse d'un atelier qu'elle ne quittera plus. Puis le Népal. La laine de l'Himalaya, filée à la main, irrégulière, épaisse et rustique. Le nouage que l'exil tibétain a fait passer d'un versant à l'autre des montagnes. Sandrine aime à dire : « Le Népal, c'est le tapis d'Orient d'aujourd'hui. » La continuation d'un geste millénaire.

La suite est une série de rencontres. Un artiste qui confie un dessin. Un artisan qui l'interprète. Un premier showroom, rue Cardinet.

Après le dessin, l'atelierLe métier d'éditeur

On croit souvent que la création naît d'une idée. Elle naît, plus souvent, au moment où la ligne accepte de quitter le papier. C'est là que Sandrine entre en scène : non pas pour dessiner, mais pour mettre en musique.

Artistes artisansLes ateliers · Népal et Inde

Comprendre l'artiste, ce qu'il veut vraiment, au-delà de la ligne. Comprendre l'artisan, ce que la fibre accepte, ce que le geste permet, ce que le temps impose. Sandrine Demas résume cela en deux mots : « artistes artisans ». Non pas un slogan, une boussole. C'est cela, au fond, qu'elle nomme : de la création à l'édition.

23 rue du Bac · Paris 7Une ligne de fuite

Dans le bleu Diacasan, il y a une ligne qui ne se laisse pas enfermer. Sandrine Demas la nomme simplement : l'horizon. Ce repère qui ne se possède pas, qui se regarde de loin, et qui, à mesure qu'on avance, recule encore, comme si le cap n'était pas un point d'arrivée, mais une manière de tenir le nord.

Dans ce mouvement, l'horizon n'est pas un slogan. Il permet d'accueillir une échelle nouvelle sans perdre le centre de gravité.

Le bleu, comme un horizonUn sol d'architecture

Les points cardinaux, ce sont les projets : ceux qui obligent à quitter la pièce isolée pour penser l'ensemble, l'architecture, les usages, la narration d'un lieu. Certains restent volontairement hors champ : des chantiers lointains, à l'échelle démesurée, où Diacasan ne se contente plus de poser des pièces. Elle scénographie, elle meuble, elle orchestre.

Et c'est là, paradoxalement, que la métaphore de la carte du monde devient la plus concrète : quand le tapis cesse d'être un accessoire et devient un sol d'architecture. Il délimite, rythme, absorbe, guide. Il organise une pièce comme une frontière organise un territoire.

La dernière page n'est pas écrite

Le bleu, comme un horizon.

Vingt-cinq ans plus tard, la carte s'est élargie, mais la boussole n'a pas changé. L'horizon n'est pas ce qu'on atteint. C'est ce qu'on suit. La carte ne se referme pas ; elle se redessine.