

Chapitre 01 · Biographie
Du graphisme au mobilier, par la perspective.
Christian Signorel travaille à plat. Sur des feuilles grand format, au crayon puis à la couleur, il dessine des créatures hybrides qui semblent surgir d'une mythologie personnelle, à la fois ancienne et jamais vue. Ce sont des animaux impossibles, des architectures rêvées, des figures qui hésitent entre l'idole et l'ornement.
Designer de formation, il refuse de choisir entre l'objet et le motif. Chez lui, le geste graphique précède la pièce et la porte : ce que la main trace, la matière l'accueille sans compromis. Le tapis, le bois, le tissu obéissent au dessin, et c'est le dessin qui décide quand une pièce peut sortir de l'atelier.
Depuis qu'il collabore avec Diacasan, sa signature s'est incarnée collection après collection. Minotor, avec ses créatures totémiques déclinées en autant de coloris qu'il y a de tempéraments. Bestiaire, cabinet de curiosités où chaque tapis raconte un animal. Lukan, plus retenue, où la géométrie reprend la main. Chapitres d'un même livre, écrits par la même précision graphique.
Notre démarche
Une ligne qui devient collection.
J'ai d'abord rencontré Christian par le dessin. Chez lui, tout naît d'une ligne, tenue au crayon, à plat, jusqu'à ce qu'elle concrétise la pièce grâce à la matière. Ce que j'ai reconnu là, c'était la précision d'une main qui sait où elle va, et l'humilité d'un dessinateur qui laisse la maison porter le geste jusqu'au nouage.
Sandrine Demas, Fondatrice

Chapitre 02 · La rencontre
Comment nous nous sommes trouvés.
La rencontre s'est nouée autour du dessin, comme souvent chez Diacasan. Sandrine Demas cherchait une écriture qui puisse traverser la matière sans s'y perdre. Elle a reconnu chez Christian Signorel cette rare capacité à faire tenir l'imaginaire dans la ligne, sans concession, sans dilution.
Le premier projet, c'était Minotor. Une pièce dense, chargée, presque impossible à traduire en nouage. L'atelier au Népal a mis plusieurs semaines à trouver le point juste, celui qui restitue à la fois la puissance du dessin et la douceur du tapis. Ce test, c'est devenu leur méthode : ne rien lâcher sur le graphique, tout ajuster côté matière.
Depuis, ils composent ensemble comme on écrit à deux voix. Sandrine porte la maison, l'atelier, la fidélité aux mains qui savent faire. Christian porte le regard, l'obsession, l'exigence graphique.
Les pièces

































































































































