Rechercher dans la maison

Entrée pour voir les résultats. Échap pour fermer.

Retour au Journal

La rencontre comme méthode : comment Sandrine Demas choisit ses artistes

Dans l'univers de la décoration, on parle volontiers de 'repérage'. Sandrine Demas, elle, n'auditionne pas. Elle rencontre.

La rencontre comme méthode : comment Sandrine Demas choisit ses artistes

Dans l'univers de la décoration, on parle volontiers de "repérage", comme si les créateurs étaient des territoires à cartographier, des profils à qualifier. Sandrine Demas, fondatrice de Diacasan, n'a jamais travaillé ainsi. Pour elle, un artiste ne s'identifie pas : il se rencontre. Et la nuance est immense.

Il y a une scène que Sandrine Demas raconte avec la précision de quelqu'un qui ne l'a pas oubliée. Un salon Maisons & Objets. Un stand. Un homme dont le travail l'arrête net. La conversation qui suit n'a pas duré longtemps, mais le lendemain, elle était à Lyon.

C'est ainsi que Jean-Paul Espinosa entre dans l'histoire de Diacasan. Non pas par une candidature, un book envoyé, une recommandation soigneusement formulée. Par une présence, d'abord. Et par la décision immédiate, presque instinctive, d'aller voir de plus près.

Des scènes, pas des dossiers

Chaque collaboration a sa propre dramaturgie. Avec Emmanuel Thibault, ce n'est pas dans un salon que l'histoire commence, mais sur un plateau photo. Avec Christian Signorel, il pousse la porte de la boutique. Avec Renaud Allirand, il y a d'abord une rencontre, puis des années de silence, puis une exposition au château de Tours. Le temps lui-même fait partie du protocole.

Tenir dans la durée

C'est peut-être là que réside la vraie singularité de la méthode Diacasan : elle ne pense pas la collaboration comme un épisode, mais comme une trajectoire. On ne travaille pas avec un artiste pour une collection, on commence une histoire dont on ne connaît pas encore la fin. On s'inscrit dans la durée, répète volontiers Sandrine. La formule est sobre. Elle dit pourtant tout.

Questions fréquentes